Le rivage logiciel de paie attire l’attention en 2026 alors que le projet français change de nom et poursuit rapidement son développement. Lancé en 2025 pour moderniser la paie des cabinets d’expertise comptable et de leurs clients TPE/PME, Rivage est devenu Alassio en février 2026. Ce changement intervient après une première levée de 2,6 millions d’euros menée par Partech et une forte extension du périmètre fonctionnel de la plateforme.
Le sujet est particulièrement intéressant pour les cabinets qui cherchent une alternative aux solutions historiques. En quelques mois, la plateforme a élargi sa couverture conventionnelle, ajouté des connexions avec plusieurs outils de l’écosystème comptable et RH et préparé de nouvelles fonctions liées à l’intelligence artificielle. Le logiciel ne se présente donc plus seulement comme un nouvel outil de production des bulletins, mais comme une plateforme destinée à rendre toute la chaîne de paie plus lisible et contrôlable.
Pourquoi Rivage logiciel de paie devient Alassio
Le changement de nom constitue l’une des principales actualités liées à Rivage. D’après les communications de l’entreprise, Rivage est devenu Alassio en février 2026. La société conserve toutefois le même objectif : proposer un logiciel de paie moderne aux cabinets d’expertise comptable qui gèrent les salariés de TPE et PME françaises.
Cette évolution arrive après une phase de lancement très rapide. Fondée en juillet 2025, la société avait annoncé en février 2026 une levée de fonds de 2,6 millions d’euros en pré-amorçage auprès de Partech et d’entrepreneurs issus notamment des secteurs de la technologie et de la comptabilité. À cette date, la solution était déjà utilisée par huit cabinets partenaires et couvrait 40 conventions collectives nationales.
L’objectif annoncé au départ était ambitieux : atteindre plus de 150 conventions collectives nationales avant la fin de 2026 et développer plus de dix intégrations avec l’écosystème RH et comptable. Cette stratégie montre que le projet voulait s’attaquer directement aux difficultés qui ralentissent souvent la production de paie : réglementation complexe, paramétrages nombreux, contrôles manuels et dépendance aux logiciels historiques.
Plus de 50 CCN : la couverture progresse rapidement
La couverture des conventions collectives est un point central pour comprendre l’évolution de la plateforme. Dans une communication récente, Alassio indique avoir dépassé les 50 CCN paramétrées, représentant plus de 55 % des effectifs salariés privés français. L’entreprise cite également des secteurs comme les bureaux d’études techniques, les hôtels-cafés-restaurants, le commerce de gros, la propreté et la restauration rapide.
Cette progression est importante car un logiciel de paie ne peut pas simplement appliquer les mêmes règles à toutes les entreprises. Chaque convention peut introduire des classifications, des minima salariaux, des primes, des règles de congés ou encore des paramètres liés à la prévoyance et à la santé. Alassio affirme vouloir gérer ces dispositions de manière exhaustive lorsqu’une convention est intégrée à la plateforme.
La société indique également que plusieurs conventions supplémentaires sont en phase de test et doivent être déployées progressivement. La couverture reste donc un chantier en développement, plutôt qu’une fonctionnalité figée. Pour un cabinet qui envisage une migration, cette distinction est essentielle : il doit vérifier que les conventions de ses propres dossiers sont effectivement disponibles et adaptées à ses besoins avant de changer d’outil.
Une paie pensée pour être contrôlée, pas seulement produite
L’un des angles les plus intéressants du logiciel concerne la traçabilité. Alassio explique que chaque ligne d’un bulletin peut être retracée afin de rendre les calculs plus compréhensibles. L’objectif est de permettre au gestionnaire de paie de comprendre pourquoi un montant apparaît, plutôt que de devoir accepter un résultat produit par une mécanique difficile à vérifier.
La DSN occupe également une place importante dans cette approche. La plateforme affirme permettre de visualiser la déclaration sociale nominative associée aux bulletins et d’auditer dynamiquement les lignes concernées. Pour les cabinets, cette visibilité peut être utile lorsqu’une anomalie doit être recherchée ou lorsqu’un client demande une explication sur un calcul.
Cette logique répond à un problème concret du métier : la paie ne consiste pas seulement à produire rapidement des bulletins. Elle demande aussi de contrôler les données, d’identifier les écarts et de pouvoir expliquer les résultats. C’est sur cette combinaison entre automatisation et contrôle que la plateforme cherche à se différencier des outils plus anciens.

Les nouvelles intégrations changent-elles vraiment l’usage ?
Depuis son lancement, la plateforme a aussi travaillé sur son ouverture vers d’autres applications. Les développements annoncés récemment comprennent notamment des connexions avec Pennylane, Net-Entreprises et JeDéclare.com. Alassio a également ajouté la saisie massive des éléments variables de paie, les régularisations et les versements en net.
Pour un cabinet, ces connexions peuvent avoir une conséquence directe sur le travail quotidien. Une paie moderne doit pouvoir communiquer avec les systèmes utilisés pour la comptabilité, les déclarations et les données sociales. Plus ces échanges sont fluides, moins les équipes doivent recopier les informations d’un logiciel à l’autre.
Le tableau de bord dynamique, la gestion des accès et les exports en masse font aussi partie des fonctionnalités annoncées dans les derniers mois. Ces ajouts montrent que le développement ne se limite pas au moteur de calcul : l’entreprise cherche également à améliorer les opérations autour de la production et du suivi des dossiers.
L’intelligence artificielle devient le prochain enjeu
L’IA constitue désormais un autre axe de développement. Alassio a annoncé la présentation d’un module d’intelligence artificielle lors de ComptaTech en juin 2026. Cette annonce intervient alors que l’entreprise a déjà renforcé sa couverture conventionnelle et ses intégrations.
L’intérêt de l’IA dans la paie ne repose toutefois pas uniquement sur la génération de texte. Dans ce secteur, la valeur potentielle vient surtout de l’aide au contrôle, de la recherche d’informations, de l’analyse des données et de l’automatisation des tâches répétitives. Le défi reste de conserver une traçabilité suffisante pour qu’un gestionnaire puisse vérifier les résultats.
Cette orientation correspond aussi à la stratégie présentée lors de la levée de fonds. Partech décrivait Rivage comme une solution de paie ouverte et interopérable et soulignait son ambition de faire évoluer la paie grâce à une approche « AI-native ».
Rivage logiciel de paie peut-il concurrencer les solutions historiques ?
La concurrence sera probablement l’un des grands sujets pour Alassio. Le marché français de la paie compte déjà des solutions installées depuis longtemps, avec des bases clients importantes et une couverture réglementaire étendue. Pour un nouvel acteur, proposer une interface moderne ne suffit donc pas : il faut démontrer une fiabilité élevée, une couverture conventionnelle solide et une capacité à accompagner les cabinets lors des migrations.
Les premiers chiffres montrent néanmoins une progression rapide. Rivage avait déjà huit cabinets partenaires au moment de sa levée de fonds de février 2026, tandis que les communications plus récentes font état de plus de 50 CCN et de nombreuses nouvelles fonctions.
La véritable mesure du succès sera donc la capacité d’Alassio à transformer cette croissance produit en adoption durable. Les cabinets de paie prennent rarement une décision de migration à la légère : leurs logiciels sont au cœur d’un processus où les erreurs peuvent avoir des conséquences financières, sociales et administratives importantes.
Conclusion sur Rivage logiciel de paie
Le Rivage logiciel de paie, désormais connu sous le nom d’Alassio, propose une approche moderne de la gestion de paie pour les cabinets comptables. Son évolution rapide, ses conventions collectives et ses intégrations renforcent son intérêt.
Avec son orientation vers l’automatisation et l’intelligence artificielle, Alassio cherche à simplifier le travail des gestionnaires de paie. Pour les cabinets à la recherche d’un outil moderne et évolutif, cette solution mérite donc une attention particulière.
FAQs
Q: Qu’est-ce que Rivage logiciel de paie ?
A: Rivage est devenu Alassio, une plateforme de gestion de paie destinée aux cabinets comptables et aux TPE/PME.
Q: Rivage logiciel de paie s’appelle-t-il encore Rivage ?
A: Non. Le logiciel est désormais présenté sous le nom Alassio, après le changement de marque de Rivage.
Q: Combien de conventions collectives Alassio couvre-t-il ?
A: Alassio indique avoir dépassé 50 conventions collectives nationales (CCN) paramétrées.
Q: À qui s’adresse Rivage logiciel de paie ?
A: La solution vise surtout les cabinets d’expertise comptable et leurs clients TPE/PME ayant besoin d’une gestion de paie moderne.
Q: Quelles intégrations propose Alassio ?
A: Alassio annonce notamment des connexions avec Pennylane, Net-Entreprises et JeDéclare.com, pour faciliter les échanges de données.

